Phil Maggi+Y.E.R.M.O.+KK NULL

(Magasin 4 - 31/10/2010)


OK, on est dimanche et je m’apprête à prendre la route pour aller voir KK NULL au Magasin4…mouais…Il faut dire qu’après 2 jours de concerts et de picole, l’idée d’aller voir du Noise – genre dont je ne suis souvent friand qu’à très petite dose – me fait tout l’effet d’une bonne tasse de bromure.

Bon, on n’arrete pas de me dire qu’il faut y aller, donc j’y vais.

Heureusement le Mag4 est fidèle à lui-même, c'est-à-dire comme une seconde maison pour moi : ambiance cool, gens sympas et bières.

 

Le moment est venu pour le live de Phil Maggi, notamment et étonamment membre d’Ultraphallus. Je ne vais pas dire que c’était mauvais, loin de là. Mais cela se rapproche trop de ce que je ne supporte qu’à petite dose justement.

Noise linéaire à la limite du drone - ok beaucoup appréciaient semble-t-il – où pour moi il manque toujours un quelque chose. Je ne suis pas un connaisseur donc je me tairai quant à la qualité intrinsèque .


 

Ce quelque chose, Y.E.R.M.O. l’avait apporté sur scène, ça c’est sûr ! Encore des échappés d’Ultraphallus venus expérimenter une première impro avec leur projet Noise et une batterie. Tout simplement fameux ! Des nappes Noise et bruitistes commencent à emmener l’auditeur fermant les yeux dans les tréfonds de son être comme seule cette musique sait le faire.




C’est à ce moment que les percussions font entrer le concert dans une autre dimension. Tour à tour tribales ou presques industrielles, elles transforment brutalement les sensations perçues en un bizarre mélange d’intimisme et de barbarie. En même temps ces réponses improvisées flirtent avec un style pas si loin du free jazz !

Bref, un bon moment mais j’ignore si les puristes auront autant aimé (essayez de demander quelque chose à un mec couché qui ferme les yeux héhé).

 

Au tour de KK NULL maintenant. Le gars réussit à m’entrainer dans son trip alors qu’il fait pûrement ce genre pour lequel j’ai déjà expliqué mes goûts plus haut. Oui, il fait ça, mais il le fait si bien !


                                                                                 

Alternant les passages planants et introspectifs avec un style plus harsh nous faisant penser à du merzbow, on se laisse emmener sagement tout le long du concert, ouvrant les yeux subitement lorsqu’il arrête de jouer, se demandant pourquoi il a déjà fini. Même si l’électronique y a une place plus que prépondérante, il est indéniable que cette musique est quasi-organique: c'est par les tripes que l'on écoute cela. Les envahissent chaque cellule et vous parviennent finalement de l'intérieur de votre corps.

 




Bref, encore une preuve que la musique c’est comme les choux de Bruxelles : il ne faut pas dire qu’on n’aime pas sans avoir goûté différentes manières de les cuisiner.


Suicyco





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