Maschinenfest 2010


Le Maschinenfest 2010 a connu beaucoup de péripéties dans sa préparation. Un nouveau lieu devait être trouvé, la date dépendant de ceui-ci (ainsi que le booking des groupes)  était toujours inconnue à la période habituelle de sa divulgation. Ce n’est donc que 3 mois avant le festival que les gens ont su que c’était le 5-6 et 7 novembre.

De ce fait, beaucoup d’habitués n’ont pu s’y rendre pour des raisons d’agenda. C’est aussi pour cela que nous n’avons pu aller que le dimanche à la Turbinenhalle d’Oberhausen.

La nouvelle salle est impressionnante ! Ancienne usine reconvertie en salle de concerts imposante, elle a su garder le cachet de ses origines qui va si bien à l’évènement auquel nous allions participer.

Les stands des labels occupent de belle façon le hall d’entrée (nous étions ravis d’enfin voir un stand audiotrauma parmi les ad noiseam, ant-zen and co). On s’y sent moins à l’étroit qu’à Krefeld par exemple, mais aussi peut-être un peu moins « en famille ». La salle en elle-même est un modèle du genre et la technique (son et lights) toujours d’une puissance dingue.



 

Passons aux concerts. Nous avons raté Horque et, à notre arrivée dans la salle, nous avons été surpris de voir une petite table et une chaise ainsi qu’une vieille télé plantées juste devant la régie comme une petite salle à manger à l’ancienne en plein MF ! 

Nous avons compris à quoi cela rimait lors de l’arrivée d’un "Killer" casqué comme un chevalier moyen ageux pour un  live tout en noise. Finalement, c'était le bon concert pour commencer une journée pareille. Un gars "bizarre" faisant de l'expérimentation sonore au beau milieu du public.



Le temps pour nous de nous ballader un peu au millieu des stands, et Lingouf commençait déjà. Alors là, fini l’intimité ! Sorte de « harsh-breakcore » percutant matinée de d’electro/hardcore et de montées noisy, cela avait de quoi nous réveiller. A noter aussi qu’il était assez difficile de rester devant le set à cause des 40000 strobos….la puissance oui, mais là c’était quand même un tout petit peu too much...


                                 



Bon on est en Allemagne et comme tout bon Belge ou Français qui se respecte, il y a UNE chose à absolument faire lorsque nous sommes dans ce pays (si on n’est pas végé bien sûr). C’est pour cela que nous avons raté Frl. Linientreu pour un double whopper…désolé…on a honte…ou pas.

 

Revenus au pas de course pour ZE concert que je ne voulais pas rater, nous avons sauté à pieds joints dans une marmite bouillonante d’infra-basses qui tentaient dès la première minute d’arracher vêtements et cloison nasale. C’était la marmite Niveau Zero.


C’est le genre de concert que l’on est content d’entendre avec une technique comme celle du Maschinenfest ! Déferlement de basses qui nous font abandonner l’évaluation en décibels au profit de l’échelle de Richter, arrangements spectaculaires des morceaux de l’album mais aussi d’autres compos futures et rythmes tour à tour écrasants et endiablés.


Les personnes qui étaient rétives à l’apparition du dubstep dans ce festival ont été détrompées : toute la foule des industrieux s’est déchainée comme une belle bande de «teuffeurs » et a littéralement dévalisé le stand d’Ad Noiseam (plus d’un CD à la minute )!



 


Ce n’était peut-être pas un cadeau pour Sonic Area de passer après cette méga-claque, mais c’est comme tout festival et peut-être aussi un bon contrepoint tout en nuance justement. Revoici donc Arco avec son projet solo après avoir – selon de nombreux échos – conquis vendredi le public du MF avec Chrysalide. Que c’est bon d’entendre ce qui pour moi devrait être l’essence d’un tel festival !

Après une intro longue et bruitiste pour planter le décor et rompre avec l’ambiance précédente, on retrouve un Sonic Area toujours fidèle à ses principes. Une sorte de vaisseau d’exploration sonore à la fois puissant et intimiste. La nuance cotoie la brutalité, la mélancolie cohabite avec la fureur, la mélodie se marie avec la déconstruction.

Arco retravaille ses morceaux « album » à un point tel qu’on a l’impression de les entendre pour la première fois. IL EST LE BRUIT, c’est indéniable, et il a encore prouvé la pertinence de la présence d’Audiotrauma dans ce festival.

 

…j’étais venu pour Niveau Zero – que j’ai adoré – mais c’est Sonic Area qui m’a le plus laissé sur le cul…

 


Heureusement que nous avions plein de potes à saluer car la prestation (ou le peu que nous avons réussi à supporter) de Nullvektor justifie bien son nom, comme me l’a fait remarquer un ami. Décidement, le boum-tchak pseudo indus, ce n’est pas mon truc.

 

Alors que dans le hall, le DJ set commençait déjà déraper vers le côté obscur de l’after, Architect concluait la partie concerts du festival. Au début assez intéressant avec un mélange IDM-techno/breakcore, la prestation a vite révélé de grosses ficelles comme si le gars s’était rendu compte seulement la veille qu’il avait un concert à préparer. Bref des sons et des arrangements qui auraient plus eu leur place dans une petite démo de dj.

 

Mais bon, le spectacle était déjà ailleurs puisque tout le monde se réunissait progressivement dans le hall pour fêter la fin de la cuvée 2K10 pour la désormais –trop ? – célèbre after party où traditionnellement musiciens et public se lachent aux sons les plus pourraves de dance et de techno. On s’est bien marré mais la configuration des lieux semble moins idéale aux « débordements » rigolos que la petite salle de krefeld. Par contre, cela tournait plus en "pouffiasses land" digne de plus récent shows dance/rnb de MTV.

 



En conclusion, nous n’avons absolument pas regretté nos 2X3h de route ! l’ambiance est toujours aussi bonne. Revoir les gens des 4 coins de l’europe, voire du monde reste un réel plaisir et la musique reste quand même bien au dessus du lot !

 

Bref rendez-vous au même endroit l’année prochaine, la salle étant déjà réservée pour 2011. Et gageons que l’urgence de cette édition ne sera plus de mise !


Suicyco

Pour les autres jours, et aussi une approche différente des concerts selon d'autres goûts musicaux, lisez cette très bonne review des chroniques électroniques


Des videos qui bougent!


Niveau Zero















Sonic Area





Lingouf



Killer



Architect








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