MAGASIN 4




Le MAGASIN 4 est pour beaucoup de gens plus qu'une simple salle de concert. Lieu convivial de rencontres surprenantes, de découvertes et d'éducation musicales. Mais aussi un symbole de liberté totale mais organisée par ce groupe - cette famille presque - passionné et motivé qui fera toujours passer la musique et l'ouverture d'esprit avant eux-même. C'est aussi un des derniers lieux réellement alternatifs de Bruxelles qui malheureusement connait beaucoup de soucis pour le moment. Mais c'est sans compter l'entêtement et l’énergie de l'équipe du Mag4 pour nous exploser les oreilles de bon son. Denis, membre de cette cellule terroriste-sonore depuis 8 ans, va nous raconter tout ça.

A L'Arrache: Salut Denis! En quelle année a commencé l'aventure du Magasin4? Tu n'étais pas encore là je crois?

Denis: Salut! Ah non je n'étais pas encore là. Les premiers concerts ont eu lieu en décembre 1994, le 1er étant un concert de PPZ30, dont Eric le guitariste est membre fondateur du Magasin4.


ALA: Qui avait monté le projet au départ?

D: A la base, il y avait donc Eric de PPZ30. Il y avait aussi Michel van Achter qui maintenant tient un gros studio de musique sur Liège, le Home Studio et un label, le Homerecords, qui sort actuellement la plupart des titres World Music, Folk,.. en Belgique.

Originellement, avant le Magasin4, Eric et toute l'équipe de l'époque avaient ouvert un autre lieu qui s'appelait le Bulten - également le long du canal, donc c'est une sorte de retour aux sources pour lui maintenant - qui était un énorme entrepôt où tu savait mettre 2000 personnes et où ils ont organisé des concerts mémorables genre Lee Scrath, La Muerte,etc...L'endroit a tenu un an ou 2. Ils se sont fait foutre dehors et de là est partie l'idée du Magasin4.


ALA: Et toi? Quand as-tu intégré l'équipe?

D: ça fait 7 ou 8 ans. Quand j'ai quitté Mons pour Bruxelles, j'ai d'abord ouvert un clandestin pendant 1 an, rien qu'avec des montois (rire)! On était tout un groupe à l'époque avec les Technical Hip, avec DJ Mellow, Red Ant and Co.

En fait, la maison qu'on occupait avait de grandes caves et donc on a commencé à faire plein de choses là-dedans. Ça allait de bar open-DJ's à théâtre, expositions, concerts, cinéma, table d'hôte,..

Et quand on s'est nous-même fait « mettre à'l'luche » (ndlr: à la porte pour les non initiés) (rires) de cet endroit là, on avait encore envie d'organiser des concerts et c'est comme ça que j'ai commencé à en organiser au Magasin4 en tant qu'association, notamment les ogres de Barback. Et comme c'était des concerts qui avaient fait le plein, ils se sont dit « ouah! Y a sûrement un truc au niveau promo! », alors que c'était juste les groupes qui attiraient le public (rires)! Et donc ils m'ont proposé de venir dans le groupe pour m'occuper du côté promo et puis 1 mois après j'étais 100% de l'équipe. Il faut savoir que le Magasin4, ça a toujours été du do-it-yourself et donc chacun a sa spécificité. Par exemple, moi je n'ai aucune connaissance en technique mais je gère l'informatique, l'administration comme les autres n'ont aucune connaissance là dedans. Ça fait que tous ensemble on arrive à tout faire.


ALA: justement, en parlant de « l'ancien » Magasin 4 – rue du magasin n°4 donc – comment avez-vous réussi à lancer et faire perdurer cela? Vous n'avez pas eu problèmes avec la ville? Quelles étaient vos relations avec eux?

D: En gros jusqu'au menaces de fermeture et le départ pour la nouvelle salle...on n'avait strictement aucun rapport avec la ville ni avec qui que ce soit. On nous fichait la paix, les voisins ne se plaignaient pas – pourtant on en avaient pas mal, des voisins. Et ce pendant 15 ans, 3500 groupes qui y ont joué durant 1000 soirées!




ALA: En fait vous aviez surtout des voisines qui ne dormaient pas beaucoup! Est-ce que tu crois que c'était parce que vous étiez dans un quartier un peu à part avec la prostitution et tout ça?

D: Oui et non parce que du fait que c'était un quartier où il y avait beaucoup de prostitution, il était beaucoup plus surveillé que les autres. D'ailleurs, sur les 2-3 dernières années, on a terminé avec des caméras de la police aux 4 coins de la rue. Pas par rapport à nos activité pour regarder qui entrait et sortait chez nous mais parce que c'était un quartier de prostitution, de deals,...de plein de débauches en tout genres (rires)!


ALA: Et la fermeture avait seulement des raisons immobilières c'est bien cela?

D: Oui purement! On arrivait petit à petit en fin de bail et déjà quelques années auparavant, le propriétaire – à qui appartient d'ailleurs tout le paté de maison là-bas – nous avait déjà proposé de racheter le bâtiment, chose qu'on aurait été complètement incapables de faire à ce moment là! Et à la fin du bail, il était revenu nous demandant ce qu'on allait faire, si on allait le racheter. Et là on était bien lancé pour le racheter. On avait fait les expertises, on avait été voir les banques,et tout le train-train. Le temps que tout cela se finalise, nous sommes passés sur un contrat de bail précaire...Et là on s'est fait baiser en beauté...

Le gars – enfin, je précise qu'il représente une grosse multinationale dont le siège est à 50m de là – a du jour au lendemain doublé le prix du bâtiment, et comme on était en bail précaire, on n'avait plus aucun droit par rapport à celui-ci. On s'est donc fait mettre à la porte vite fait bien fait et ils en ont maintenant fait des lofts pour leurs dirigeants avec piscine tout ça.


ALA: Ah? Ils n'ont pas laissé les graf' et tout le reste?

D: Non haha!


ALA: Donc quand tu disais n'avoir aucune relation avec les autorités, ça veut aussi dire que vous n'aviez aucun subsides?

D: beeeeh les subsides en communauté française, ça reste quelque chose de complètement ridicule. En gros, on recevait 7500 euros par an....et si tu doit remplacer 4 micros, c'est déjà foutu. À raison de 100-120 soirées par an, ça fait une intervention d'environ 75 euros par soirée.

Et donc depuis lors, il y a eu le réseau PLASMA de la communauté française afin d'essayer de faire une espèce de réseau comme en Flandre avec le club circuit ou dans le nord de la France avec le réseau RAOUL. Donc essayer de faire un réseau de salles de concerts en Wallonie et Bruxelles et, sur ces salles là, leur donner un subside plus conséquent et leur donner une aide à l'équipement technique en vue d'une professionnalisation du secteur et d'avoir des scènes dignes de ce nom.


Maintenant ça fait 3-4 ans qu'il est là et on n'a pas encore vu la couleur de ce que cela devrait nous rapporter, dans le fait que ce subside de 7500 euros devait passer à 22000 euros avec certaines conditions à remplir, genre tu dois faire jouer 50 groupes par an...on s'en fout on en fait jouer 400. Mais ce n'est absolument pas le cas pour tous les membres du réseau PLASMA. Il y en a d'autres comme forward de Mons qui n'ont jamais eu de lieux ou quoi que ce soit, donc faire jouer 50 groupes par an c'était pas possible. Et bien on peut dire qu'ils étaient mis au même niveau que le magasin 4 en terme de subsides...


ALA: on va quand même un peu parler de la salle actuelle hein? Donc vous êtes arrivés le long du canal il y a environ 2 ans?

D: En gros on a fait un coup super quand on a su qu'on devait quitter l'ancien lieu. On a lancé une pétition via le site petition.be qui, en fait, fait des pétitions qui n'ont absolument rien de légal car juste signer sur internet ne représente strictement rien, mais ça a permis de faire du bruit (on a eu environ 7000 signatures) qui a intéressé quelques petits médias locaux qui sont venus nous interviewer et qui juste après ont débarqué au cabinet de la ministre de la culture – là en l’occurrence c'était au JT de la RTBF – et donc hophop prise au dépourvu comme ça, elle a répondu « oui oui! On va faire quelque chose pour eux! » et à partir de ce moment là, on a eu le soutien de la ville et de la communauté française, choses qu'on n'avait jamais eue avant – enfin on ne l'avait jamais sollicité non plus.

Et donc la Ville a pendant 1 an cherché avec nous pour un nouvel endroit. Il y a eu différentes propositions qui ne se sont pas concrétisées – stations de métro, des trucs sous les ponts de chemin de fer - jusqu'au moment où on est arrivés ici à l'avenue du port, juste en face de Tours&Taxis, dans un énorme entrepôt. Donc 4 murs avec une grosse tôle ondulée au dessus mais c'était ça ou rien. On n'avait pas envie non plus de s'enfermer dans une station de métro donc on est vachement mieux là.

Mais alors la situation actuelle c'est que l'on est placé là de manière temporaire avec un bail renouvelé de 6 mois en 6 mois. Donc on peut se faire jeter n'importe quand...


Notre propriétaire c'est le port de Bruxelles avec qui on entretient d'excellents rapports d'ailleurs, il nous font un tarif super avantageux et eux, plutôt que d'avoir des bâtiments à l'abandon, ils préfèrent de loin qu'il y ait des activités culturelles qui s'y créent. Mais seulement, ce port de Bruxelles n'est jamais qu'un gestionnaire d'un lieu qui reçoit ses ordres d'au dessus, à savoir au niveau fédéral. Et donc voilà! Eux ne savent pas se mouiller, donc ne savent pas nous faire de bail de + de 6 mois en 6 mois.

Maintenant que nous avons des contacts à la ville et à la communauté française, il faut aussi que l'on en trouve d'autres au niveau fédéral pour pouvoir défendre notre dossier, vu qu'à l'endroit que l'on occupe, le projet il y a 6 mois était de tout raser pour faire une piscine en plein air dans le canal – je ne sais pas qui y serait allé (rires) – et puis maintenant le projet c'est de tout raser pour en faire un parc...il y en a déjà un juste de l'autre côté sur l'autre rive et c'est un vrai coupe-gorge...


Donc nous, ce que nous voudrions leur montrer, à l'instar de ce que font d'autres lieux comme par exemple le jardin moderne à Rennes ou d'autres endroits, c'est de pouvoir intégrer un lieu à vocation musicale au milieu d'un parc!

Là je reviens d'une tournée avec les skarbone (ndlr: skarbone14) et sur les 4 dates que l'on a fait, 2 étaient au milieu d'un parc, dans des salles intégrées où tu n'as aucun voisin, tu ne gènes personne!


ALA: même si au début c'était du provisoire, vous y tenez maintenant à cette salle?

D: Bin oui. on y tiens déjà parce que le peu d'argent qu'on avait mis de côté est parti en travaux et compagnie. Donc si demain, on se fait vider, on aura claqué sur 2 ans rien qu'en briques et en murs (sans parler de l'équipement technique) 60000 euros les yeux fermés! Sans avoir réussi à toucher un seul subside puisque comme on en parlait tout à l'heure avec le réseau Plasma et tout ces trucs, cela ne fonctionne que si tu es ouvert du 1er janvier au 31 décembre.

A l'ancien Magasin 4, on a fermé un 30 juin et on a réouvert ici un 3 octobre, un an après. Donc 3 ans...tchhhk...tu as que dalle. Alors qu'on avait en fait tout un lieu à aménager et à rééquiper...


Ici ça fait 2 ans qu'on est censé recevoir un subside à l'équipement, donc juste de l'argent à claquer dans la sono...et voilà on ne l'a toujours pas eu. En fait on a eu de la chance - et tout le monde se connait aussi - de récupérer une nouvelle sono des halles de schaerbeek qui eux, comme ils sont super subsidiés ne savent plus quoi faire avec leur matos et du pognon qu'il reçoivent (rires).





ALA: En plus vous avez dû faire des travaux à cause d'un problème de voisin...

D: Ouais ça c'est le côté hallucinant car si on prend la position de l'ancien Magasin 4 qui était en plein quartier d'habitations, qu'il n'y avait aucun travaux d'isolation effectués, on a eu en 13 ans 3 ou 4 fois une plainte par rapport à ça!

Ici, alors que nous sommes dans un endroit perdu et loin de tout, il y a sur l'autre rive, une tour de gros lofts pour gens heu...qui ont les moyens (rires) qui ne sont certainement pas les nôtres. Et un a donc un voisin qui réussit à se plaindre. Notre chance est qu'il n'est jamais là les vendredi et samedi, donc on est tranquille. Mais les autres jours...il faut qu'on respecte son sommeil.


Bon le gars, c'est bon bon gros bourgeois qui a un cabinet d'avocats à l'année pour ses différentes affaires, et pour l'instant comme on est encore en attente de notre permis d'environnement et d'urbanisme – qu'on devrais avoir depuis 2 jours sauf nouvel épisode au feuilleton - on doit faire un peu profil bas parce qu'il est plus fort que nous.

Si on a ces permis, on fera une grosse réception avec tous les pontes de la villes + les ministres dans le magasin 4. Et on espère ça va nous permettre de prendre auprès d'eux un peu de poids – vu qu'on n'a jamais trop fréquenté ce monde là – pour pouvoir dire au voisin « bon, arrête de nous casser les couilles et si t'es pas content, tu mets du triple vitrage »!


ALA: c'est seulement sur vous qu'il s'acharne? Car j'ai entendu qu'une des 2 péniche d'en face a aussi des problèmes? (ndlr: la péniche fulmar a dû fermer)

D: Pour donner un peu le ton de ce voisin, il y a à 200m de là au bout du quai, et depuis 25-30 ans, inter-béton. Ils ont des « terrils » de sables, des silos, des choses comme ça. Il a réussi à porter plainte parce qu'il avait de la poussière sur ses fenêtres, alors qu'il vient construire un gros immeubles de lofts de luxe au milieu d'une zone portuaire où normalement on ne peut pas y développer de logements. Par exemple, nous au magasin4, on a dû faire changer l'affectation du sol.

Pour te dire: le bâtiment qu'il occupe c'est un bâtiment récent, mais qui englobe une petite maison dans lequel il y a un petit bar où il y a des concerts acoustiques et qui s'appelle la compilothèque. Et ça, il veut faire démolir cette maison car ça gâche la perspective de leur immeuble...


ALA: J'entends tout le temps les gens dire « Haaaa l'ancien Mag4 c'était cool! », mais si je regarde le nouveaux Magasin 4 d'un aspect pratique, je me dis quand même qu'il a de la gueule! Quel est ton bilan de la nouvelle salle?

D: Il a gueule et il va encore s’améliorer avec tout ce qu'on a prévu d'y réaliser mais avec un bail de 6 mois en 6 mois. On y donne tout notre coeur de toute façon et le bâtiment a du potentiel pour être encore développé.

Une anecdote: on a fait, il y a peu une soirée en collaboration avec l'AB au Magasin 4. Les gens de l'AB sont donc venus et on a pu voir leur tête du genre qu'on était maintenant susceptible de jouer dans la même cour qu'eux (et du Bota par exemple) et peut-être de leur faire de la concurrence. Ce n'est absolument pas notre plan, au vu de notre programmation mais ça nous a quand même bien fait marrer.


Maintenant si je dois regarder l'histoire du Magasin 4 sur les 15 ans, je vais dire une chose: c'est que des lieux, on en a vu ouvrir et fermer partout les uns après les autres. On vient encore d'assister dernièrement au cas du Belvédère à Namur.

Et tout simplement pourquoi? Au Magasin 4, on a toujours été une bande de motivés, on a toujours fait ça de manière purement bénévole. Tous les autres endroits ont chopé des subsides à l'emploi qui leur permettait d'engager 1 ou 2 personnes, et 2 ans après, le subside sautait parce le ministre sautait et donc les emplois sautaient. Les gens qui avaient été payés ne savaient plus revenir à la refaire en bénévole et par la suite ces endroits fermaient purement et simplement. Je pourrais t'en citer 50 comme ça.


La seule force du Magasin, c'est de pouvoir compter sur une équipe de musiciens passionnés et bénévoles et l'idée première a toujours été respectée, à savoir créer la scène sur laquelle on a envie de jouer.


On a toujours un peu peur qu'au prochain changement de gouvernement, la donne change et que le magasin 4 s'arrête. Les personnes fondatrices commencent à vieillir aussi et passeront probablement le relais à un moment. Mais bon, il faut que ça dure et que l'esprit continue! Le Magasin 4 ne nous appartient pas et n'appartient à personne! Le magasin 4, il appartient aux musiciens, voilà.


Ici, on a vraiment ressenti quelque chose durant l'année pendant laquelle on a été fermés. Pleins de groupes du monde entier qui nous tiennent à coeur nous ont dit « Quoi? Le Magasin 4 n'existe plus! On ne s'arrête plus en Belgique! »


ALA: En Belgique et sur Bruxelles plus particulièrement, à part vous et quelques toutes petites salles, c'est directement la grosse multinationale que l'on connait malheureusement tous!

D: Effectivement. Et nous on ne fonctionne pas avec ClearChannel. ClearChannel ne nous propose plus rien parce qu'à chaque fois qu'ils ont essayé, on les a envoyé chier de manière magistrale.

Nous sommes donc complètement indépendants dans nos choix, même vis à vis d'éventuels subsides, et même si – par exemple pour un certain pourcentage d'artistes francophones – nous remplissons de manière naturelle 10 fois ce qu'il demandent. En effet, nous trouvons les premières parties des groupes internationaux qui viennent jouer dans le vivier bruxellois, wallon ou flamand.


ALA: Est-ce qu'au niveau du public tu remarques un « noyau dur » particulier pour le Magasin 4?

D: Je crois bien. Par exemple, il n'est pas rare que des gens du public se proposent de prendre des flyers de nos soirées pour en faire la promo. On a certainement nos habitués mais également – car une soirée n'est pas l'autre – on voit d'autres personnes selon celles-ci. Et du fait que nous sommes repris sur les plans de l'office du tourisme, nous voyons même des gens qui sont sur Bruxelles pour seulement un weekend. Bref, c'est très hétéroclite.


ALA: On n'a qu'à faire un tour sur le site pour se rendre compte qu'au point agenda, c'est la folie. Est-ce que les concerts fonctionnent aussi bien en semaine qu'en weekend?

D: Justement, et pour Bruxelles, je trouve que ça marche même mieux en semaine car le weekend il y a vraiment beaucoup de soirées où les gens peuvent aller. Et même pour les non bruxellois, vu que les concerts commencent tôt et se terminent à 22h, ça permet même de choper le dernier train.


ALA: quelques noms à venir pour le magasin4?

D: Ouch! Y en a plein! Il y aura par exemple zenzile, lofofora, peut-être le bal des enragés, les ramoneurs de menhir. Tout ça pour ne parler que des premiers qui me viennent en tête et des plus connus. Mais tout est repris sur le site internet.

En gros, ce qu'on vise, c'est le qualitatif. Ce qu'on ne veut pas, c'est le pop-rock. Ce qu'on ne veut pas, ce sont les groupes de reprises. On veut aussi rester une salle de découvertes de groupes ou genres qui ne passent pas dans les autres salles.


ALA: Merci Denis!


Propos recueillis par Suicyco


Site / prog: www.magasin4.be

Myspace: http://www.myspace.com/magasin4

Facebook: http://www.facebook.com/group.php?gid=72551174532



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