Petites réflexions sur la crise financière




Nous avons tous plus ou moins suivi cette histoire de crise financière. Jour après, de son origine aux conséquence, nous avons été "briefés" par les bulletins d'actualités, jour après jour. Les conséquences ainsi que les mesures destinées à nous sauver nous ont été expliquées maintes fois.
Nous avons donc eu l'info...tous les jours! Tant et si bien que les petits bouts de nouvelles ont distillé en nous la logique imparable des actions intentées ainsi que le doigt désapprobateur sur les "mauvais élèves".

Nous acquiesçons sur la nécessité de faire quelque chose pour sortir de là, et donnons notre approbation à la manière de s'y prendre après tant et tant d'explications et de faits établis et rapportés de façon si progressive que l'on ne voit pas d'autre alternatives (tout le contraire du sparadrap que l'on arrache). 

Et pourtant...lorsque nous parlons de crise financière, rappelons-nous de ses origines, de ses coupables désignés au début, grondés pendant un instant, et ensuite laissés tranquilles pour se rabattre sur la masse qui va aider à colmater les brèches. 
Rappelez-vous les subprimes qui ont tout déclenchés et contre lesquelles les chefs d'états ont brandit des remontrances du genre "tu ne le feras plus hein". Les acteurs coupables ont plié l'échine durant quelques mois pour recommencer. Souvenez-vous des banques dont les liquidités face à la spéculations ont volontairement été amoindries jusqu'à ne plus représenter qu'une infime fraction de leur jeu boursier. Ce qui les a conduit au bord de la faillite. La grêce dont le gouvernement a falsifié ses comptes et plongé le pays au bord d'un gouffre virtuel (seulement parce que le pays est membre de la zone euro) pour ensuite ordonner à son peuple de se serrer la ceinture.

Nous pouvons tout énumérer comme cela, comme encore La Belgique qui met près de 2 ans à se mettre d'accord sur la position linguistique de 3 communes pour ensuite boucler un budget en 1 semaine et tout le monde crie "Ouf!" et "Hourra!".

La diffusion des information au jour le jour permet - sans faire de théorie du complot - d'instiller doucement les vues des personnes qui nous ont mis dans ce pétrin. Ainsi, tout calmement, aussi progressivement que l'on peut élargir un trou sans s'en apercevoir (un peu comme les "stretch" aux oreilles tiens), nous avons reçu explications et théorie à chaud, sans recul, et surtout sans autres explication que "c'est ça qu'il faut faire". Pas vraiment de débat d'idées (on fait encore ça?) et encore moins de proposition alternatives.Une situation qui aurait pu devenir explosive a pu être retournée pour que les peuple viennent aux secours des sales gamins qui ont foutu le bordel.



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